L’Assurtech de la semaine

08/03/2022 • L'Argus De L'Assurance

L’assurtech de la semaine : Comment Qiti met l’intelligence artificielle au service des expatriés. Lancée fin 2021, l’assurtech niçoise veut renouveler le conseil en assurance santé et prévoyance. Plus spécifiquement, à destination des expatriés et des travailleurs nomades. Pour se faire, elle s’appuie notamment sur l’intelligence artificielle.

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La genèse. Le concept de Qiti, Christophe Bremard en a eu l’idée… avec un voisin de palier. « J’ai monté mon premier cabinet de courtage il y a plus de vingt ans, explique-t-il. Les expatriés constituaient déjà un de mes marchés de prédilection. Mais je me demandais comment parvenir à changer d’échelle, surtout avec l’arrivée du Covid. » Son voisin, Guillaume Dion, lui donne alors l’idée de créer sa propre assurtech : avec ce spécialiste de l’intelligence artificielle, ainsi que la communicante Claudie Croizet, ils créent Qiti en trois semaines.

L’intelligence artificielle permet en effet à Christophe Bremard de transposer son expertise à une autre échelle : « En solo, je peux travailler avec une douzaine d’assureurs, analyser une centaine de contrats, gérer un millier de clients… Avec la technologie, on peut aller beaucoup plus loin », résume-t-il.

Le modèle. Qiti se distingue d’autres acteurs présents sur ce marché par deux particularités. Le courtier n’entend d’abord pas privilégier le traditionnel argument tarifaire : « Le prix est le critère qui arrive au bout de l’analyse du profil du prospect. Nous préférons une logique de recommandation plutôt qu’une simple analyse chiffrée », souligne Christophe Bremard.

Les trois devis envoyés à chaque prospect sont d’ailleurs, pour l’heure, validés par un conseiller. À terme, cet envoi sera automatisé grâce à l’apprentissage régulier de l’intelligence artificielle guidant Qiti. « Nous développons ce moteur de recommandation en partenariat avec l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria) de Nice, premier laboratoire de recherche en IA d’Europe », précise Guillaume Dion.

S’il propose aux expatriés des solutions d’assurance santé et de prévoyance, le courtier fait aussi de l’emprunteur : « Il se trouve que 84% des expatriés ont un bien en France. Nous avons donc tout intérêt à leur proposer une réponse complète. Ils ont longtemps été considérés comme des risques aggravés par les assureurs, et beaucoup de banques les excluent encore », explique Christophe Bremard.

Les ambitions. Lancé il y a quelques mois, Qiti compte déjà plus de 200 clients. « Nous nous situons 17 % au-dessus de nos objectifs de croissance », affirme Christophe Bremard. L’assurtech travaille avec une vingtaine d’assureurs partenaires, français et internationaux. Elle se développe d’abord en Europe et en Amérique du Nord (qui regroupent 80 % des expatriés), et l’Asie suivra bientôt. Sur la base d’un commissionnement à 15 %, son fondateur espère 2 M€ de chiffre d’affaires en 2023 et 4,5 M€ en 2024.

D’abord financé sur fonds propres, Qiti est depuis soutenu par des banques. L’assurtech a décalé sa première levée de fonds à 2023 pour accroître son avance technologique, notamment à la suite de son partenariat avec l’Inria. Elle compte enfin se lancer sur la MRH à compter de 2023.

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